Les produits équitables vont doubler entre 2010 et 2015 en France (étude)
Février, 2010
Le chiffre d'affaires des produits Max Havelaar, un des labels les plus connus du commerce équitable, devrait doubler entre 2010 et 2015, selon une étude du cabinet Xerfi publiée vendredi.
Dans les cinq prochaines années les ventes de produits équitables de l'association grimperont de 300 à 600 millions d'euros, aidées par l'extension de l'offre (de 125 produits référencés en 2001 à 2.800 en 2008) ou l'essor de la consommation engagée, selon l'étude.
Ce marché de petite taille (dix fois inférieur aux produits biologiques) souffre de prix plus élevés et pour certains consommateurs de la difficulté pour trouver les produits en magasins, note Xerfi.
Si le concept est connu de la quasi-totalité des Français, seul un tiers des foyers en a acheté au moins une fois dans l'année. La dépense moyenne se chiffre à 4 euros par Français, un chiffre en progression mais nettement inférieur aux Suisses ou Britanniques (plus de 20 euros et 10 euros respectivement par habitant en 2007).
La progression des ventes de produits équitables incite de nouveaux opérateurs à se positionner sur ce créneau comme la grande distribution, qui joue un rôle "déterminant" dans la démocratisation du marché.
Elle se pose de plus en plus également "via la vente de produits équitables sous marques de distributeurs (MDD), comme un concurrent pour les spécialistes du marché".
L'étude pointe également l'entrée des circuits de la restauration hors domicile qui proposent des références issues du commerce équitable (Sodexo, Exki, Starbucks..).
Xerfi s'inquiète enfin du risque d'accroissement de la confusion des consommateurs face au "grand nombre de labels développés par les opérateurs pour communiquer sur leurs démarches" (logos Max Havelaar, WFTO, PFCE, Ecocert, Bioéquitable, etc.), sans compter que de nombreux produits équitables possèdent également le label AB (Agriculture Biologique).
"Cette multiplication des certifications résulte en partie de l'absence de réglementation officielle", regrette l'étude selon laquelle la Commission Nationale du Commerce Equitable (CNCE), créée par un décret en 2007 n'était "toujours pas mise en place fin 2009".
Le chiffre d'affaires des produits Max Havelaar, un des labels les plus connus du commerce équitable, devrait doubler entre 2010 et 2015, selon une étude du cabinet Xerfi publiée vendredi.
Dans les cinq prochaines années les ventes de produits équitables de l'association grimperont de 300 à 600 millions d'euros, aidées par l'extension de l'offre (de 125 produits référencés en 2001 à 2.800 en 2008) ou l'essor de la consommation engagée, selon l'étude.
Ce marché de petite taille (dix fois inférieur aux produits biologiques) souffre de prix plus élevés et pour certains consommateurs de la difficulté pour trouver les produits en magasins, note Xerfi.
Si le concept est connu de la quasi-totalité des Français, seul un tiers des foyers en a acheté au moins une fois dans l'année. La dépense moyenne se chiffre à 4 euros par Français, un chiffre en progression mais nettement inférieur aux Suisses ou Britanniques (plus de 20 euros et 10 euros respectivement par habitant en 2007).
La progression des ventes de produits équitables incite de nouveaux opérateurs à se positionner sur ce créneau comme la grande distribution, qui joue un rôle "déterminant" dans la démocratisation du marché.
Elle se pose de plus en plus également "via la vente de produits équitables sous marques de distributeurs (MDD), comme un concurrent pour les spécialistes du marché".
L'étude pointe également l'entrée des circuits de la restauration hors domicile qui proposent des références issues du commerce équitable (Sodexo, Exki, Starbucks..).
Xerfi s'inquiète enfin du risque d'accroissement de la confusion des consommateurs face au "grand nombre de labels développés par les opérateurs pour communiquer sur leurs démarches" (logos Max Havelaar, WFTO, PFCE, Ecocert, Bioéquitable, etc.), sans compter que de nombreux produits équitables possèdent également le label AB (Agriculture Biologique).
"Cette multiplication des certifications résulte en partie de l'absence de réglementation officielle", regrette l'étude selon laquelle la Commission Nationale du Commerce Equitable (CNCE), créée par un décret en 2007 n'était "toujours pas mise en place fin 2009".

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