18 novembre, 2019

Faire évoluer les chaînes d'approvisionnement

Aramark
par Pippa Rogers, Fairtrade Canada

Michael Yarymowich est le gestionnaire de la durabilité chez Aramark Canada. Aramark est un fier commanditaire Or de la Semaine du campus équitable 2019. Apprenez-en plus sur le travail de Aramark ici.

Pouvez-vous parler un peu de la façon dont Aramark travaille avec les campus canadiens ?

Nous sommes le fournisseur de services gérés dans les collèges et universités de presque toutes les provinces, nous gérons principalement les services alimentaires dans ces endroits. La majeure partie de notre travail a trait à l'expérience culinaire sur les campus, qui peut être dans un environnement de vente au détail où vous trouverez certaines marques nationales où nous gérons les gens. Dans d'autres cas, il peut s'agir de marques appartenant à Aramark et qui peut être exclusives à ce campus. Bien entendu, nous proposons également le style de restauration « à volonté » que vous trouvez souvent dans les salles à manger de type résidentiel. Donc, entre ces deux styles, cela constitue majoritairement la façon dont nous travaillons avec les campus en ce qui concerne la nourriture.

Nous essayons également de devenir de bons partenaires lorsqu'il s'agit de prêter nos domaines d'expertise. Cela peut être l'expérience éducative globale des personnes qui sont loin de chez eux pour la première fois, ou parfois nous nous associerons sur une base officielle pour travailler avec une faculté ou un professeur en particulier sur un projet spécifique. D'autres fois, il s'agit simplement d'offrir aux étudiantes et étudiants la possibilité de travailler avec nous, soit de faire du bénévolat sur un projet ou de devenir une employée ou employé.

Aramark a plaidé en faveur de la disponibilité des produits équitables Fairtrade sur les campus à travers le Canada. Pouvez-vous nous dire ce qui vous a inspiré à Fairtrade ?

Nous avons reconnu un besoin dans notre entreprise, à la fois par notre propre désir de mettre sur le marché quelque chose de bon pour la communauté et aussi parce que c’était ce que nos clients recherchaient de plus en plus.

Nous avons donc commencé à travailler sur une marque de café exclusive, que nous avons nommée Coffee Eco Company, et nous avons commencé à rechercher différentes manières d’essayer de transmettre le message de ce qu’était ce café. À l'époque, je dirais que nous n'étions pas nécessairement plus liés à Fairtrade qu'à d'autres marques éco, mais ce que nous aimions beaucoup chez Fairtrade était la disponibilité et la qualité des produits. Fairtrade avait également une transparence totale tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Ce n’était donc pas simplement un logo que les gens reconnaissent, mais ne comprenaient pas vraiment. Toute personne ayant des questions sur ce que représente Fairtrade pouvait facilement trouver plus d'informations à ce sujet et s'exposer aux activités réelles de l’agriculture du café, des hommes et des femmes qui y participent, et comprendre qui sont ces personnes.

Au fil des ans, avez-vous constaté une demande croissante pour les produits équitables ?

Oui, définitivement. Ce que nous voyons n’est pas juste une augmentation de la demande pour davantage de produits équitables, mais je dirais plutôt d'une diversité de fournisseurs au sein d'une catégorie. C'est une chose d'être capable de dire que nous avons du café équitable Fairtrade, mais ce que nous avons constaté est que maintenant nous travaillons et fournissons une multitude d’entreprises de café équitable. Et c'est pareil avec les autres catégories aussi. Vous le voyez avec le chocolat. Nous l’avons vu avec le thé et nous avons essayé de répondre à cette demande pour plus de diversité de la même manière pour cette catégorie. Et nous commençons même à voir de plus en plus une augmentation de la demande pour des catégories supplémentaires, de différents types de produits.

Le café, le thé et le chocolat ont toujours fait partie de nos activités et nous savons que d’autres produits équitables sont disponibles depuis longtemps. Il y a eu diverses raisons pour lesquelles il est plus difficile de pénétrer notre chaîne d'approvisionnement avec plusieurs de ces produits. C'est ce que nous essayons de comprendre : comment faire pour répondre à cette demande. La solution la plus évidente est la banane. Nous avons réussi à le faire dans quelques endroits et nous examinons d’autres produits dans d’autres régions du pays. La plupart des défis que nous avons sont de défis de logistique et lorsque que nous aurons compris comment contourner ce problème, nous commencerons à voir un afflue complet de nombreux nouveaux produits et fournisseurs dans notre entreprise.

Comment avez-vous soutenu la demande de produits équitables Fairtrade sur les campus canadiens ?

Principalement en explorant les opportunités avec les entreprises afin de faire les choses à plus grande échelle.

Par exemple, dans le sud de l’Ontario, nous travaillons avec Planet Bean et nous avons constaté une augmentation de la demande pour ce produit. Je suis ravi d’annoncer qu’en 2020, nous allons introduire leur produit à un certain nombre d’universités canadiennes. Ils ont la capacité de répondre à notre modèle d'entreprise et de nous aider non seulement à obtenir le produit en interne et de bonne qualité, mais également de soutenir le message. Lorsque nous avons la possibilité de travailler avec quelqu'un avec qui nous pouvons vraiment grandir et qui peut nous soutenir, simplement parce que nous sommes une immense entreprise et que nous sommes dispersés dans de nombreuses communautés au Canada, nous trouvons cela très utile.

Vous êtes un partisan de longue date de la Semaine du campus équitable. Pouvez-vous parler un peu de la façon dont vous la défendez et la raison pour laquelle la campagne est si importante pour vous ?

Je dirais que le moyen principal dont nous l’avons défendu est en organisant des événements axés sur l'engagement. C’est une chose d’offrir quelque chose au menu et de dire « En passant, saviez-vous que le sucre dans ce brownie est équitable ? »; mais nous nous sommes vraiment efforcés de faire en sorte que certains de nos événements engagent surtout les étudiantes et étudiants, en particulier ceux de la génération à venir, ceux qui prennent les décisions d'achat maintenant ou après leur graduation. Nous développons la conscience de ce que Fairtrade représente et la connaissance de ce que signifie la marque.

Nous avons tout fait, des jeux de Jeopardy aux soirées cinéma équitable. Nous voulons amener les gens à venir et dire : « Hé, qu'est-ce que c'est ça ? » Et ensuite, une amie ou ami prend une photo et la met sur Instagram et la prochaine chose que vous savez, c'est que quelqu'un d'autre a été mis au courant de ce qu'est le commerce équitable.

Alors, à quoi ressemblera l'avenir au niveau de soutien envers le commerce équitable sur les campus et la disponibilité des produits ?

Je ne pense pas voir de divergence significative par rapport au chemin que nous avons déjà entamé. Il y a tellement plus de place pour développer et pour obtenir encore plus d'engagement. En ce qui concerne les produits, je pense que nous avons pris le bon chemin. Chaque année, nous discutons avec de nouvelles entreprises qui offrent des produits équitables et je pense que la majorité du travail à faire pour les mettre à la disposition des campus du pays consiste à comprendre et définir la logistique.

Le système alimentaire mondial, mais certainement celui du Canada, est un système complexe. Lorsque vous parlez d'une institution de grande envergure, telle qu'une université, il se passe beaucoup de choses dans les coulisses qui peuvent rendre difficile de garantir que ces produits ont leur place. Vous devez vous assurer d’obtenir un produit de A à B et de pouvoir le faire dans un délai raisonnable afin d’éliminer suffisamment d’intermédiaires inutiles ou d’étapes qui ont tendance à ajouter des coûts supplémentaires au public consommateur, ce qui pourrait les dissuader d’acheter un produit qu’ils achèteraient autrement.

Je pense que ce que nous essayons de faire est de trouver des moyens uniques pour évoluer le fonctionnement de notre chaîne d’approvisionnement, la façon dont notre système alimentaire fonctionne jusqu'au moment où nous ouvrons la porte à de très bons produits équitables certifiés Fairtrade qui, dans un passé pas trop lointain, n'aurait tout simplement pas été en mesure de pénétrer la chaîne d'approvisionnement. Mais je pense que l’essentiel est : pleins feux sur ce que nous avons déjà entamé


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